Les victimes d’arnaques ont honte

Les victimes d’arnaques ont honte

«Les victimes d’arnaques ont honte»

«Les victimes d’arnaques ont honte»

 

Passer une petite annonce peut aboutir à devenir la cible d’une escroquerie.

Differdangeois, Vincent* a mis en vente des biens immobiliers sur des sites en ligne luxembourgeois. «Pour la maison, j'ai été contacté par un soi-disant gestionnaire qui était missionné par un homme d’affaires néerlandais. Il voulait acheter ma maison sans négocier le prix et sans la visiter. Il me proposait un dessous de table et me demandait de venir à Bruxelles pour conclure l’affaire, explique-t-il. Pour l’appartement, même scénario sauf que cette fois, c’était un diamantaire suisse qui voulait que je vienne à Milan pour régler l'affaire le plus vite possible».

 

«Si l’acheteur tente de payer en petites coupures, c’est clairement une tentative de blanchiment d’argent», estime Bernadette Friederici, du ministère des Classes moyennes. «Il peut proposer un chèque d’un gros montant et demander au vendeur de lui régler la différence par virement. Quand ce dernier réalisera que le chèque était sans provision le mal sera fait. Dernière possibilité, le prétendu acheteur tentait de récupérer des documents, tels qu’une carte d’identité, pour les réutiliser à son compte». Si notre lecteur s’est bien gardé de répondre à ces sollicitations, tout le monde ne se montre pas aussi prudent.

 

«On estime que 10% des personnes ciblées par une escroquerie répondent, dit Bernadette Friederici. Et souvent, les victimes ne portent pas plainte car elles ont honte de s’être fait avoir ou parce qu’elles se sont rendues complices d’un acte illégal et ne peuvent pas se plaindre d’avoir été doublées».

 

* Le prénom a été modifié.

 

P.S. Une leçon à apprendre : adressez-vous à un agent compétent et professionnel pour éviter ce genre d’expériences… ;-) 

Plus de news